Dans le cadre d'un cycle de rencontres croisant l'art et le cinéma, la galerie et la librairie Michel Descours vous invitent à


 

Présentation de L'Utopie des sentiments d'Alexander Kluge
et de Lancelot du lac de Robert Bresson, de Vincent Amiel


Les deux premières publications de la nouvelle collection de cinéma des Presses Universitaires de Lyon.


 

Mercredi 24 septembre 2014 à 19 heures


 

Propos liminaire de Delphine Hautois, directrice des Presses Universitaires de Lyon
Présentation/projection autour d'Alexander Kluge, par Dario Marchiori, coordinateur du livre L'Utopie des sentiments
Présentation/projection autour de Robert Bresson, par Philippe Roger, maître de conférence en études cinématographiques à Lyon 2


 

A propos de Kluge :


Ce recueil est une proposition théorique ambitieuse : pour introduire à l’œuvre monumentale et multiple d’Alexander Kluge, il est composé à la fois d’essais rédigés entre les années 1960 et 1980 (dont on peut lire ici la première traduction française), et de textes littéraires des années 2000, des « histoires » consacrées elles aussi au cinéma et aux médias (dont quatre récits inédits). Sa forme n’est pas sans rappeler la technique même d’Alexander Kluge, qui a constitué son œuvre en constellation de fragments, qu’il expose à toutes sortes de montages et de remontages. Le titre lui-même, L’Utopie des sentiments, rend hommage à la place centrale de la subjectivité dans la vision de l’artiste, qui y voit le lieu d’une rencontre dialectique et révélatrice entre le privé et le public, entre le personnel et le politique. Sa théorie du cinéma met au centre le rôle du spectateur : les films, comme les médias, n’existent que par lui, au cœur de son imagination.


Figure centrale de la culture allemande contemporaine, Alexander Kluge est tout à la fois cinéaste, écrivain, enseignant, philosophe, sociologue, théoricien des médias et homme de télévision. Maître de l’essayisme sous toutes ses formes, il est l’un des héritiers les plus inventifs de la Théorie critique de Theodor W. Adorno et conduit une recherche inlassable et inclassable, traversant et réinventant les champs disciplinaires. Parmi ses films les plus connus, on retiendra Anita G. (1966), La Patriote (1979), Le Pouvoir des sentiments (1983) ou encore Nouvelles de l’antiquité idéologique (2009).


A propos de Bresson :


L’objet de cette étude est double : d’une part mettre en perspective les images de Lancelot du Lac de Robert Bresson et celles qui ont traité du même cycle arthurien, des enluminures médiévales au cinéma hollywoodien, d’autre part tenter de situer les innovations poétiques et formelles de ce film dans son temps, dans le contexte du cinéma contemporain. Approche iconographique et esthétique, l’étude du film met en avant l’extrême rigueur formelle de Robert Bresson, et la beauté rare de ses choix de montage. Une analyse des rythmes, des répétitions, des mouvements propres au « cinématographe » de Bresson voisine ici avec une réflexion sur les thèmes des récits de la Table ronde, et la tragédie d’un monde qui disparaît dans un désordre parfaitement mis en forme.


Vincent Amiel est professeur d’études cinématographiques à l’université de Caen-Basse Normandie. Directeur de la revue Double jeu, il est par ailleurs critique (pour les revues Positif et Esprit en particulier) et essayiste, dans les domaines du cinéma, mais aussi de la télévision et des images en général. Il a publié notamment Les Ateliers du 7e art (Gallimard, 1995), Le Corps au cinéma, Keaton, Bresson, Cassavetes (PUF, 1998), Esthétique du montage (Armand Colin, 2001, 2005), Formes et obsessions du cinéma américain contemporain (Klincksieck, 2003), et Joseph L. Mankiewicz et son double (PUF, 2010, Prix du meilleur livre de cinéma, Syndicat de la critique de cinéma).




 

Entrée libre
Réservations recommandées : gwilherm.perthuis@galerie-descours.com

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